Le cloud computing permet à une organisation d'accéder à des capacités informatiques sans construire elle-même toute l'infrastructure nécessaire.
Pour les économies africaines, cette possibilité est particulièrement intéressante.
Une startup peut lancer un service numérique sans investir immédiatement dans un data center. Une université peut utiliser des capacités de calcul à la demande. Une administration peut déployer de nouveaux services sans construire l'ensemble de son infrastructure informatique.
Mais cette flexibilité introduit également une nouvelle question : où se situe la dépendance ?
La dépendance ne concerne pas seulement les serveurs
Une organisation peut dépendre d'un fournisseur pour :
- le stockage ;
- le calcul ;
- les bases de données ;
- les APIs ;
- l'identité ;
- les outils DevOps ;
- la sécurité ;
- la sauvegarde.
Cette concentration peut créer un phénomène de vendor lock-in.
Changer de fournisseur peut devenir difficile si l'architecture repose fortement sur des services propriétaires.
Le rôle des infrastructures locales
La disponibilité de data centers et de points d'échange Internet locaux peut améliorer la latence et favoriser le développement d'écosystèmes numériques nationaux.
Mais la localisation physique ne suffit pas.
Un data center local utilisant principalement des technologies et services contrôlés depuis l'étranger ne constitue pas nécessairement une souveraineté complète.
Une approche hybride
Pour de nombreux acteurs africains, une stratégie réaliste pourrait combiner :
- cloud public ;
- infrastructures privées ;
- data centers régionaux ;
- edge computing ;
- standards ouverts ;
- mécanismes de portabilité.
L'objectif n'est pas nécessairement de tout internaliser.
Il est de préserver la capacité de changer de fournisseur et de contrôler les actifs stratégiques.
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