La souveraineté numérique est souvent réduite à une question d'hébergement.
Où sont les serveurs ?
Dans quel pays les données sont-elles stockées ?
Quel fournisseur cloud est utilisé ?
Ces questions sont importantes, mais elles ne suffisent pas.
La souveraineté implique également la capacité à comprendre, contrôler, exploiter et sécuriser les données.
La stratégie de transformation numérique de l'Afrique met justement l'accent sur plusieurs dimensions complémentaires : infrastructures numériques, données, cybersécurité, identité numérique et compétences.
L'enjeu des données africaines
Les modèles d'IA ont besoin de données.
Mais de nombreuses langues africaines, variétés linguistiques et contextes culturels restent sous-représentés dans les grands jeux de données utilisés pour entraîner les modèles.
Cela crée un risque de dépendance technologique.
Un modèle peut être extrêmement performant en anglais ou en français standard et beaucoup moins efficace dans des contextes linguistiques locaux.
La question n'est donc pas simplement :
« Où hébergeons-nous nos données ? »
Elle devient :
« Qui produit les données, qui les structure, qui peut les utiliser et qui possède la capacité technique de construire les modèles qui en dépendent ? »
C'est là que la souveraineté numérique devient une question de compétences et de recherche.
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